Les accidents de la circulation sont une des premières causes de mortalité en Afrique, on loublie trop souvent. La situation est catastrophique dans les grandes métropoles où affluent les populations rurales en quête de subsistance. La circulation est partout intense dans ces villes surpeuplées, même si beaucoup de personnes en sont réduites à faire quotidiennement de très longs trajets à pied. Les voitures particulières sont réservées à une petite minorité de gens aisés. On se déplace beaucoup en taxis, que lon surcharge malgré leur très mauvais état. Partout les principes élémentaires du code de la route sont ignorés.
A Yaoundé au Cameroun par exemple, les taxis forcent systématiquement le passage à coups de klaxon, provoquant à chaque coin de rue des accidents plus ou moins graves.
A Ouagadougou au Burkina, on se déplace beaucoup à vélo ou à cyclomoteur, eux aussi en mauvais état et déquilibre précaire, car surchargés de paquets souvent lourds et encombrants.
Le flux est incessant la journée et une grande partie de la nuit.
Rouler sans heurter son voisin est une véritable prouesse à laquelle les Européens ne se risquent pas. Les jeunes femmes burkinabées sont souvent très belles, dune grande élégance. Elles portent des robes aux formes élaborées, taillées sur mesure dans des tissus éclatants. Elles prennent des allures de princesses, princesses certes bien fragiles avec leurs véhicules délabrés, sur fond de brume bleutée de pollution.